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Blanchiment de capitaux : de lourdes sanctions prononcées contre Apoutchou National et Lionel PCS

Par Stan ADJELe mercredi 3 juin 2026 à 11:14
Blanchiment de capitaux : de lourdes sanctions prononcées contre Apoutchou National et Lionel PCS

La justice ivoirienne a mis un terme à l'une des affaires les plus médiatisées de ces derniers mois. Ce mardi 2 juin 2026, le tribunal a rendu son verdict concernant Stéphane Agbré, alias Apoutchou National, et Lionel Akobé, connu sous le pseudonyme de Lionel PCS, tous deux poursuivis pour blanchiment de capitaux.

La justice ivoirienne a mis un terme à l'une des affaires les plus médiatisées de ces derniers mois. Ce mardi 2 juin 2026, le tribunal a rendu son verdict concernant Stéphane Agbré, alias Apoutchou National, et Lionel Akobé, connu sous le pseudonyme de Lionel PCS, tous deux poursuivis pour blanchiment de capitaux.

Le tribunal a prononcé des peines distinctes à l'encontre des deux prévenus :

Apoutchou National a été condamné à trois ans d'emprisonnement ferme et à une amende de 264 millions de FCFA.

Lionel PCS a, quant à lui, écopé d'une peine plus lourde : cinq ans de prison ferme, assortie d'une amende identique de 264 millions de FCFA.

Pour rappel, l'affaire avait éclaté à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo devenue virale dans laquelle l'influenceur exhibait d'importantes liasses de billets de banque. Ces images avaient rapidement attiré l'attention des autorités chargées de la lutte contre la criminalité économique et financière, entraînant l'ouverture d'une enquête visant à déterminer l'origine des fonds présentés.

Au cours du procès, le ministère public avait requis une peine de sept ans d'emprisonnement ferme ainsi qu'une amende de 240 millions de FCFA contre chacun des accusés. De leur côté, les avocats de la défense avaient contesté les accusations, plaidant l'absence d'infraction caractérisée avant de solliciter la clémence du tribunal.

Bien que les peines prononcées soient inférieures aux réquisitions du parquet, cette décision est perçue comme un signal fort de fermeté. Elle témoigne de la volonté des autorités ivoiriennes de renforcer la surveillance des flux financiers suspects et d'intensifier la lutte contre le blanchiment de capitaux, notamment dans un contexte où les réseaux sociaux peuvent contribuer à révéler des opérations financières faisant l'objet de soupçons.